Nazru Deen

Les mémoires de Naz Deen racontent une belle et longue vie grâce à l’Institut de cardiologie

Les mémoires de Naz Deen racontent une belle et longue vie grâce à l’Institut de cardiologie

Je m’appelle Nazru (Naz) Deen, et j’aimerais vous raconter comment l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa a prolongé ma vie.

Je suis né dans un petit village de Trinidad il y a quatre-vingts ans. J’ai ensuite vécu en Angleterre avant d’arriver au Canada en 1968.

J’ai fait carrière comme surintendant de l’enseignement au Conseil d’éducation de Carleton. Je suis marié à ma femme Bea depuis plus de 50 ans. Nous avons deux fils et trois petits-enfants.

Bien que je n’en aie jamais vraiment souffert plus jeune, je sais depuis l’adolescence que j’ai une anomalie cardiaque. Il y a 20 ans, mon médecin de famille m’a envoyé voir un cardiologue. Il croyait que, comme ça, si une urgence survenait, je serais déjà entre les mains de la bonne personne, ce qui pourrait me faire gagner beaucoup de temps.

Premières visites à l’Institut

C’est à ce moment-là que j’ai commencé à fréquenter l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa et que j’ai rencontré le Dr Luc Beauchesne. Malheureusement, le Dr Beauchesne avait de mauvaises nouvelles à me donner : une de mes valves cardiaques était si endommagée que mon cœur ne fonctionnait plus qu’à 25 % de sa capacité.

Et moi qui devais partir en Italie la semaine suivante pour une réunion de famille! Le Dr Beauchesne m’a recommandé de renoncer à tout voyage parce que j’allais devoir me faire opérer cet été-là.

On m’a renvoyé à la maison en me disant de ne jamais m’éloigner à plus de vingt minutes de voiture d’un hôpital.

Juste à temps

Deux semaines plus tard, pendant que je jouais au golf avec ma femme, nous avons couru nous mettre à l’abri d’une tempête qui était sur le point d’éclater. Après ce petit sprint, j’en ai eu pour la journée à être essoufflé et à me sentir de plus en plus mal.

Ce soir-là, je me suis rendu à l’hôpital. J’ai immédiatement été admis à l’Institut de cardiologie. Je n’avais pas fait de crise cardiaque, mais le Dr Beauchesne voulait me garder sur place pour que je puisse me faire opérer plus rapidement.

Une semaine plus tard, j’avais une valve toute neuve, et, 10 jours après mon opération, j’étais de retour à la maison.

Complications postopératoires

Pour une raison ou une autre, par contre, j’avais contracté une infection bactérienne qui m’a ramené à l’Institut de cardiologie de toute urgence. J’ai été très chanceux. Les fabuleux médecins ont agi très rapidement et ont neutralisé l’infection avant qu’elle ne s’introduise dans ma circulation sanguine et n’endommage la nouvelle valve ou mes organes.

J’ai été de nouveau renvoyé à la maison, où j’ai été au repos pendant plusieurs semaines. Une infirmière envoyée par l’Institut venait me voir chaque jour. J’ai commencé à reprendre une vie « normale » trois mois après avoir combattu l’infection.

Mon plus grand défi a été de me refaire des forces et de retrouver une respiration normale. J’avais encore d’importants essoufflements. Je suis aussi devenu plus conscient de la fragilité de l’existence.

J’ai suivi le programme de réadaptation de l’Institut de cardiologie et augmenté graduellement l’intensité de mes exercices sur le tapis roulant.

J’ai aussi recommencé à jouer au golf. Deux ans après mon opération, l’homme avec qui je jouais m’a demandé si j’avais déjà été un patient de l’Institut de cardiologie. J’ai dit oui, puis je l’ai reconnu : c’était le Dr Jean-Yves Dupuis, le chef de la Division d’anesthésiologie! Étant donné le nombre de patients que l’hôpital traite chaque jour, j’étais épaté qu’il se souvienne de moi.

Depuis que j’ai ma nouvelle valve, je suis suivi aux années. Lors de mon plus récent examen annuel, en novembre 2015, les tests ont révélé que mon cœur recevait moins d’oxygène qu’il ne le devrait. J’avais besoin d’un stimulateur cardiaque, et vite!

Il était vraiment moins une : deux jours après avoir appris que j’avais besoin d’un stimulateur cardiaque, j’ai perdu conscience dans mon sous-sol. Je suis retourné à l’hôpital, où on m’a installé un stimulateur cardiaque à l’intérieur de quelques jours. C’était en février.

Quelques mois plus tard, je trouve déjà que le stimulateur cardiaque fait une énorme différence. Je fréquente maintenant la Clinique de stimulateurs cardiaques et défibrillateurs, où je dois retourner en septembre. Le personnel en profitera pour régler l’appareil en fonction de mon rythme corporel et de mon niveau d’activité.

Le cœur est un organe extraordinaire. Et comme hôpital, l’Institut de cardiologie est tout aussi extraordinaire.

Redonner au suivant

Une personne pleine de sagesse a déjà dit qu’il était impossible de rembourser tous les bienfaits qu’on a reçus; qu’au lieu d’essayer de payer de retour, mieux vaut redonner au suivant. C’est un principe que ma femme et moi nous sommes toujours efforcés d’appliquer.

J’ai vécu une vie riche en événements, que d’autres ont qualifié de « bénie ». C’est ce qui m’a poussé à écrire mes mémoires, intitulés No Better Life. Le livre parle de mon cheminement personnel et professionnel, et rend aussi hommage à la profession d’enseignant. Je souhaite remettre tous les profits tirés de la vente du livre à trois organismes de bienfaisance d’Ottawa, dont l’Institut de cardiologie.

Cet hôpital est un endroit profondément « humain », extraordinaire sous tous ses angles. J’ai toujours été renversé par la qualité du service que j’y ai trouvée. L’équipe est de calibre mondial, non seulement à cause de son expertise insurpassée, mais aussi à cause de sa façon d’aborder le service à la clientèle.

Ce n’est qu’en devenant un patient de l’Institut de cardiologie qu’on peut vraiment prendre conscience de la qualité extraordinaire des soins qu’il offre, et du privilège qu’on a de pouvoir en profiter.

À l’approche de mon 80e anniversaire de naissance, je serai toujours reconnaissant à l’Institut de cardiologie d’avoir prolongé ma vie.

Pour commander un exemplaire de No Better Life (20 $ + frais d’expédition), communiquez avec Naz Deen à nbdeen@aol.com.

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