Author Archives: Francoise Makanda

Les pensées négatives : des prédictions qui se réalisent?

Comment faire pour gérer son stress? Parfois, il suffit de regarder les choses autrement.

Nous passons trop de temps à nous inquiéter de « ce qui pourrait arriver » plutôt qu’à penser à « ce qui se passe en ce moment », explique Esther Doucette, travailleuse sociale à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa.

Selon Mme Doucette, il faut parfois changer de perspective pour vivre les choses de façon moins stressante.

Tout le monde doit composer avec un certain stress, et certaines formes de stress sont même stimulantes; mais c’est le stress à long terme qui risque de nuire à la santé.

« Nous permettons à notre cerveau de nous amener à prévoir un résultat négatif avant même que la situation se présente, explique-t-elle. Il peut être très utile de reconnaître cette tendance et d’apprendre différentes façons de gérer ces modes de pensée. »

Une bonne partie de notre stress découle de « notre perception du stress, poursuit-elle. Si nous croyons que quelque chose sera difficile, ce sera effectivement difficile. Ces pensées négatives risquent de devenir des prédictions qui se réalisent. »

Voici ce qu’elle conseille : prenez un moment pour réfléchir au facteur de stress apparent et posez-vous les questions suivantes :

  • Est-ce que je peux y changer quelque chose?
  • Est-ce que je peux exercer un certain contrôle sur le facteur de stress?
  • Ma projection de ce qui va se passer est-elle réaliste, ou est-ce que je laisse mon esprit forger une issue négative avant même qu’elle se produise?

Il est important de prendre conscience de vos pensées et de leur effet sur vous, puis de maîtriser ces pensées avant qu’elles ne créent encore plus de stress.

Vos amis et votre famille peuvent vous aider! Il peut être utile de parler à une personne qui a un point de vue différent sur une situation. Un professionnel pourrait aussi vous aider à trouver de nouvelles façons de combattre le stress.

« Il faut de la pratique pour apprendre à regarder la vie d’un œil neuf, conclut-elle. Et changer sa perspective n’est pas chose facile. Les habitudes sont difficiles à changer. Il peut être bon parfois de prendre un certain recul pour réévaluer la situation. »

Maxime Lê savait qu’il pouvait aider

Grâce à vous, nous avons pu faire l’acquisition de 26 chariots mobiles de traitement, dont deux ont été financés par la campagne de sociofinancement de Maxime Lê.

Maxime est un étudiant de deuxième année à l’Université d’Ottawa. Quand il n’est pas avec ses amis ou en train de faire ses devoirs, il est avec son grand-père, un patient de l’Institut de cardiologie. Chaque jeudi, Maxime conduit son grand-père à l’Institut pour son examen hebdomadaire.

Un jour, pendant que Maxime attendait son grand-père à la clinique externe, il est tombé sur le numéro de septembre de Connexion Fondation, où nous énumérions un certain nombre de pièces d’équipement dont notre personnel médical et infirmier avait désespérément besoin avant la fin de l’année.

Maxime a vu les chariots mobiles de traitement et s’est dit qu’il serait sûrement possible d’en payer deux à l’Institut. Dès la mi-novembre, il s’est créé une page sur un site de sociofinancement. En l’espace de quelques jours, son objectif était atteint!

Nous tenons à remercier sincèrement Maxime d’avoir donné avec cœur, et aussi tous ceux et celles qui ont participé à sa campagne.

Regardez l’histoire :

26 chariots mobiles de traitement

On utilise des chariots de traitement dans tous les secteurs de l’Institut de cardiologie pour y ranger les fournitures dont les médecins ont besoin pour prodiguer des soins rapides, sécuritaires et efficaces aux patients.

Lisez le rapport annuel 2015-2016.

Une vie que vous avez marquée : l’histoire d’Helen

Helen a assisté à sa première rencontre du programme Femmes@Cœur en juillet. « Au début, je ne me sentais pas à ma place, dit-elle. Mais après quelques séances, j’en savais déjà plus sur la maladie du cœur et ce qu’elle fait aux femmes. »

Comme la plupart des patients cardiaques, Helen ne savait pas qu’elle souffrait d’une maladie du cœur, soit, dans son cas, la dissection spontanée de l’artère coronaire (DSAC). La DSAC est un problème rare, mais grave, qui se produit lorsque des vaisseaux sanguins du cœur se déchirent.

« Le matin même, je me sentais bien. C’est en me dirigeant vers la douche que j’ai ressenti un malaise, dit-elle. C’était foudroyant. J’ai même annulé quelques rendez-vous parce que je me sentais trop mal. Puis les douleurs à la poitrine ont commencé. »

Helen a appelé son mari, qui lui a dit d’appeler immédiatement le 9-1-1. Elle était en train de faire une crise cardiaque. Helen est arrivée à l’Institut de cardiologie peu de temps après. Les médecins savaient qu’elle avait subi une crise cardiaque, mais pas ce qui l’avait provoquée. Une angiographie a permis de découvrir la DSAC. Helen a pu retourner chez elle dès le lendemain avec des médicaments contre la douleur.

Les médecins et l’équipe de la clinique de prévention et réadaptation ont ensuite encouragé Helen à se joindre au programme Femmes@Cœur, mais elle hésitait. « Je n’avais pas envie d’y aller. Je suis une femme naturellement curieuse qui aime régler des problèmes. Mais comme tout le monde me disait d’au moins l’essayer, c’est ce que j’ai fait. » Moins de 20 pour cent des femmes fréquentent la clinique de réadaptation de l’Institut de cardiologie. Et pourtant, les statistiques montrent que les femmes risquent davantage que les hommes de mourir d’une crise cardiaque après avoir subi leur première intervention médicale. Helen dit que les femmes se sentent souvent dépassées par l’information qu’elles reçoivent après leur sortie de l’hôpital. D’autres choisissent simplement de ne pas demander d’aide et reprennent leur routine comme avant.

Helen a participé à sa première rencontre Femmes@Cœur en juillet. L’expérience lui a tellement plu qu’elle a suivi la formation pour devenir pair responsable, formation qu’elle a terminée en novembre dernier. « Le groupe Femmes@Cœur va plus loin que le simple partage d’information. Il y a tout un processus d’auto-prise en charge qui doit se faire après la sortie de l’hôpital. Malheureusement, les femmes ne prennent pas le temps de prendre soin d’elles-mêmes. Le programme leur permet d’être mieux informées et de se réunir aux deux semaines, ce qui est vraiment bien. »

Outre le programme Femmes@Cœur, le Centre offre divers outils pour aider les femmes à prendre leur santé cardiaque en main, dont le programme CardioPrévention et le nouveau Programme de soins virtuels.

Depuis qu’elle a suivi le programme Femmes@Cœur, Helen se sent transformée et plus en confiance que jamais à propos de sa santé. Mais surtout, elle a noué de nouvelles amitiés durables avec d’autres femmes qu’elle rencontre souvent en dehors des séances pour prendre un thé. Helen tient à passer le mot et encourage les femmes à s’informer au sujet de la maladie du cœur.

« Le programme est bien fait et vaut vraiment la peine. Il donne à la fois de l’information, des outils pour s’adapter et de la confiance. Il lie le mental au physique, ce qui est primordial pour les patients cardiaques. Et le plus beau, c’est que chaque participante y contribue tout autant. »

Regardez l’histoire :

Lisez le rapport annuel 2015-2016.

Une ETO salutaire pour Ryley

Lorsqu’il est arrivé à l’Institut de cardiologie en novembre dernier, Ryley, 21 ans, avait besoin d’une échocardiographie transœsophagienne (ETO). En fait, le cinéaste en herbe a toujours eu besoin d’aide, étant né avec une cardiopathie congénitale.

Ryley a passé ses premières heures de vie dans une salle d’opération, où les médecins lui ont découvert six anomalies cardiaques. Ses cavités cardiaques étaient inversées, il avait un trou dans le cœur et une obstruction de l’aorte empêchait le sang de circuler dans son corps. Ryley a subi une importante intervention pour corriger l’obstruction. À deux ans, il avait déjà subi une autre opération pour éliminer le trou dans son cœur. Il avait aussi besoin d’une nouvelle valve.

L’opération s’est toutefois accompagnée d’autres mauvaises nouvelles pour sa famille : pendant que les médecins de Toronto s’affairaient à fermer le trou, l’aorte de Ryley s’est rompue. Heureusement, bien qu’on ait craint pour sa vie, il a survécu.

Ryley a subi trois autres opérations par la suite, dont deux à cœur ouvert, et a aussi dû recevoir un stimulateur cardiaque à cause de problèmes liés
aux impulsions électriques dans son cœur. Mais le jeune homme n’a jamais laissé la maladie faire obstacle à ses rêves. Il a réalisé son premier film à
12 ans et, depuis, a produit plusieurs petits films qu’il affiche sur YouTube.

À 18 ans, Ryley a été transféré à l’Institut de cardiologie, où il est suivi par l’infirmière de pratique avancée Joanne Morin. Malheureusement, les problèmes médicaux de Ryley l’ont suivi. Un an après son transfert, il a subi un accident vasculaire cérébral, pour lequel il a été traité sur-le-champ à l’Institut.

Puis en novembre dernier, des médecins de l’Institut, qui suivaient de près son état, ont découvert une bosse sur sa valve mécanique. Heureusement, grâce à l’ETO, ils ont pu localiser la bosse en question. Ryley est demeuré quelques semaines à l’Institut pour subir une nouvelle intervention. Ce ne sera pas la dernière, mais pour le moment, le jeune cinéaste continue de poursuivre son rêve. « Tout ce que je veux, c’est faire des films », dit-il.

Nous lui souhaitons bonne chance et beaucoup de succès dans ses projets.

Regardez son histoire (en anglais seulement).

Lisez le rapport annuel 2015-2016.

Nazru Deen

Les mémoires de Naz Deen racontent une belle et longue vie grâce à l’Institut de cardiologie

Les mémoires de Naz Deen racontent une belle et longue vie grâce à l’Institut de cardiologie

Je m’appelle Nazru (Naz) Deen, et j’aimerais vous raconter comment l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa a prolongé ma vie.

Je suis né dans un petit village de Trinidad il y a quatre-vingts ans. J’ai ensuite vécu en Angleterre avant d’arriver au Canada en 1968.

J’ai fait carrière comme surintendant de l’enseignement au Conseil d’éducation de Carleton. Je suis marié à ma femme Bea depuis plus de 50 ans. Nous avons deux fils et trois petits-enfants.

Bien que je n’en aie jamais vraiment souffert plus jeune, je sais depuis l’adolescence que j’ai une anomalie cardiaque. Il y a 20 ans, mon médecin de famille m’a envoyé voir un cardiologue. Il croyait que, comme ça, si une urgence survenait, je serais déjà entre les mains de la bonne personne, ce qui pourrait me faire gagner beaucoup de temps.

Premières visites à l’Institut

C’est à ce moment-là que j’ai commencé à fréquenter l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa et que j’ai rencontré le Dr Luc Beauchesne. Malheureusement, le Dr Beauchesne avait de mauvaises nouvelles à me donner : une de mes valves cardiaques était si endommagée que mon cœur ne fonctionnait plus qu’à 25 % de sa capacité.

Et moi qui devais partir en Italie la semaine suivante pour une réunion de famille! Le Dr Beauchesne m’a recommandé de renoncer à tout voyage parce que j’allais devoir me faire opérer cet été-là.

On m’a renvoyé à la maison en me disant de ne jamais m’éloigner à plus de vingt minutes de voiture d’un hôpital.

Juste à temps

Deux semaines plus tard, pendant que je jouais au golf avec ma femme, nous avons couru nous mettre à l’abri d’une tempête qui était sur le point d’éclater. Après ce petit sprint, j’en ai eu pour la journée à être essoufflé et à me sentir de plus en plus mal.

Ce soir-là, je me suis rendu à l’hôpital. J’ai immédiatement été admis à l’Institut de cardiologie. Je n’avais pas fait de crise cardiaque, mais le Dr Beauchesne voulait me garder sur place pour que je puisse me faire opérer plus rapidement.

Une semaine plus tard, j’avais une valve toute neuve, et, 10 jours après mon opération, j’étais de retour à la maison.

Complications postopératoires

Pour une raison ou une autre, par contre, j’avais contracté une infection bactérienne qui m’a ramené à l’Institut de cardiologie de toute urgence. J’ai été très chanceux. Les fabuleux médecins ont agi très rapidement et ont neutralisé l’infection avant qu’elle ne s’introduise dans ma circulation sanguine et n’endommage la nouvelle valve ou mes organes.

J’ai été de nouveau renvoyé à la maison, où j’ai été au repos pendant plusieurs semaines. Une infirmière envoyée par l’Institut venait me voir chaque jour. J’ai commencé à reprendre une vie « normale » trois mois après avoir combattu l’infection.

Mon plus grand défi a été de me refaire des forces et de retrouver une respiration normale. J’avais encore d’importants essoufflements. Je suis aussi devenu plus conscient de la fragilité de l’existence.

J’ai suivi le programme de réadaptation de l’Institut de cardiologie et augmenté graduellement l’intensité de mes exercices sur le tapis roulant.

J’ai aussi recommencé à jouer au golf. Deux ans après mon opération, l’homme avec qui je jouais m’a demandé si j’avais déjà été un patient de l’Institut de cardiologie. J’ai dit oui, puis je l’ai reconnu : c’était le Dr Jean-Yves Dupuis, le chef de la Division d’anesthésiologie! Étant donné le nombre de patients que l’hôpital traite chaque jour, j’étais épaté qu’il se souvienne de moi.

Depuis que j’ai ma nouvelle valve, je suis suivi aux années. Lors de mon plus récent examen annuel, en novembre 2015, les tests ont révélé que mon cœur recevait moins d’oxygène qu’il ne le devrait. J’avais besoin d’un stimulateur cardiaque, et vite!

Il était vraiment moins une : deux jours après avoir appris que j’avais besoin d’un stimulateur cardiaque, j’ai perdu conscience dans mon sous-sol. Je suis retourné à l’hôpital, où on m’a installé un stimulateur cardiaque à l’intérieur de quelques jours. C’était en février.

Quelques mois plus tard, je trouve déjà que le stimulateur cardiaque fait une énorme différence. Je fréquente maintenant la Clinique de stimulateurs cardiaques et défibrillateurs, où je dois retourner en septembre. Le personnel en profitera pour régler l’appareil en fonction de mon rythme corporel et de mon niveau d’activité.

Le cœur est un organe extraordinaire. Et comme hôpital, l’Institut de cardiologie est tout aussi extraordinaire.

Redonner au suivant

Une personne pleine de sagesse a déjà dit qu’il était impossible de rembourser tous les bienfaits qu’on a reçus; qu’au lieu d’essayer de payer de retour, mieux vaut redonner au suivant. C’est un principe que ma femme et moi nous sommes toujours efforcés d’appliquer.

J’ai vécu une vie riche en événements, que d’autres ont qualifié de « bénie ». C’est ce qui m’a poussé à écrire mes mémoires, intitulés No Better Life. Le livre parle de mon cheminement personnel et professionnel, et rend aussi hommage à la profession d’enseignant. Je souhaite remettre tous les profits tirés de la vente du livre à trois organismes de bienfaisance d’Ottawa, dont l’Institut de cardiologie.

Cet hôpital est un endroit profondément « humain », extraordinaire sous tous ses angles. J’ai toujours été renversé par la qualité du service que j’y ai trouvée. L’équipe est de calibre mondial, non seulement à cause de son expertise insurpassée, mais aussi à cause de sa façon d’aborder le service à la clientèle.

Ce n’est qu’en devenant un patient de l’Institut de cardiologie qu’on peut vraiment prendre conscience de la qualité extraordinaire des soins qu’il offre, et du privilège qu’on a de pouvoir en profiter.

À l’approche de mon 80e anniversaire de naissance, je serai toujours reconnaissant à l’Institut de cardiologie d’avoir prolongé ma vie.

Pour commander un exemplaire de No Better Life (20 $ + frais d’expédition), communiquez avec Naz Deen à nbdeen@aol.com.

Marcher « pour le cœur » sur le chemin de Compostelle

par Heather Moore

Saint-Jacques-de-Compostelle est un chemin de pèlerinage qui attire des milliers de personnes venues se recueillir devant la tombe de l’apôtre saint Jacques en Espagne.

Parcourir ce chemin était aussi un moyen, pour moi, d’exprimer ma gratitude envers l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa, qui a tant fait pour notre famille et à qui nous serons toujours reconnaissants.

La marche a changé ma vie, et l’an dernier, j’ai marché pour soutenir l’Institut.

Il y a plusieurs années, mon médecin m’a dit que mon corps commençait à montrer des signes de négligence. J’étais bien décidée à changer ça. Après avoir assisté à une conférence relatant le voyage d’une mère et de sa fille sur le Camino Frances, j’ai su que c’était ce que je voulais faire. J’ai fait quatre marches depuis.

La première a commencé à Saint-Jean-Pied-de-Port, en France, et s’est terminée à Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne. J’ai parcouru ce chemin en 34 jours au printemps 2004. Les longues journées, la compagnie des autres pèlerins et les gens de l’endroit m’ont conquise. J’ai tellement aimé mon expérience qu’en 2009, j’ai parcouru le Camino Frances avec deux amies proches. Je l’ai ensuite refait seule en 2013.

Je n’ai moi-même jamais été une patiente de l’Institut de cardiologie, mais mon mari Brian, lui, a eu besoin de cet hôpital à plusieurs reprises. En 2011, Brian a subi sa première crise cardiaque en Angleterre, juste avant Noël. La seconde a frappé en décembre 2012, ici même à Ottawa, pendant qu’il était au gym avec son entraîneur. Enfin, en février 2015, alors qu’il s’entraînait sur un tapis roulant, Brian a fait une troisième crise cardiaque. Il a dû passer de nouveau quelques jours entre les mains du merveilleux personnel médical et infirmier de l’Institut.

Heureusement, Brian s’est bien rétabli. Il a continué à faire de la marche et de la musculation, jusqu’à ce qu’il se sente assez fort pour faire la première journée de la Via de la Plata, ma plus récente marche, avec moi! Je tenais aussi à trouver une façon de soutenir l’Institut de cardiologie pour tout ce qu’il nous avait apporté.

J’ai donc décidé de verser un dollar à l’Institut pour chaque kilomètre parcouru. Le chemin de Séville à Saint-Jacques-de-Compostelle, le plus long pèlerinage d’Espagne, s’étire sur 1000 km. Nous avons donc fait un don de 1000 $ pour remercier tous ceux et celles qui, par leurs soins, « aident mon Brian à avancer » et me donnent envie de « marcher pour le cœur ».

Ce témoignage vise à vous raconter cette aventure extraordinaire.

La Via de la Plata n’est pas aussi populaire que les autres. Je savais que je marcherais seule une bonne partie du chemin. Mais même si je n’avais que mes pensées pour me distraire, je savais que je n’étais pas vraiment seule, puisque je marchais pour le cœur.

Je suis partie de Séville le 25 août à 7 h. Brian a marché avec moi la première journée, histoire de ressentir lui aussi la signification de cette marche. Il a marché 28 km avec moi dans une chaleur étouffante, un moment privilégié que nous avons beaucoup apprécié. Après le départ de Brian, il me restait 970 km à marcher jusqu’à ma destination, Saint-Jacques-de-Compostelle. Une fois que Brian a été de retour chez nous, nous avons communiqué chaque jour par téléphone ou texto.

Brian, mon mari.

Brian, mon mari.

Bien des pèlerins rencontrés en cours de route m’ont marquée, dont Marc, un authentique nomade de 47 ans qui demeure dans une roulotte au Portugal.

Quand j’ai parlé de Brian à Marc pour lui expliquer pourquoi j’avais entrepris cette marche, il m’a montré une longue cicatrice sur sa poitrine. Il m’a ensuite raconté son incroyable histoire. Un jour, il marchait sur un sentier en France et a commencé à ressentir les symptômes d’une crise cardiaque. Conscient de ce qui se passait, il a appelé un taxi pour se rendre à l’hôpital le plus proche. Là, le médecin lui a confirmé que c’était bel et bien une crise cardiaque et qu’il fallait l’opérer d’urgence. Marc n’avait pas d’assurances, mais le médecin lui a dit qu’il connaissait un chirurgien-cardiologue à Paris qui lui devait une faveur. Marc a donc été emporté par hélicoptère à Paris pour subir l’opération qui lui sauverait la vie. En un rien de temps, il arpentait de nouveau les sentiers, dont, deux mois plus tard, la Via de la Plata. Nous avons marché ensemble sur des terrains très difficiles, y compris une montagne qui n’était pas de tout repos. Peu importe la difficulté, je marchais avec une détermination renouvelée.

Marc

Marc

J’ai connu de nombreuses journées très difficiles. Les températures ont baissé substantiellement alors que je montais vers le Nord, et il s’est mis à pleuvoir. Le vent était si fort qu’il m’a presque poussée sur la route. J’étais de plus en plus fatiguée, mais j’avais en tête le courriel que ma petite-fille Isla — elle a cinq ans —, m’avait envoyé la veille : « Des jambes fortes, mamie, des jambes fortes. » J’ai poursuivi ma route sans problème, puisque j’avais les jambes « fortes ». Je marchais le cœur rempli d’amour.

El Camino blog photo (5)

Je suis enfin arrivée à Saint-Jacques-de-Compostelle le 4 octobre. J’avais très hâte de voir Brian, qui devait venir me rejoindre le lendemain. Je me sentais forte et accomplie. Mon mari et moi sommes très chanceux d’avoir pu marcher ensemble le premier jour. Et si nous avons pu le faire, c’est en grande partie à cause des soins extraordinaires que Brian a reçus à l’Institut de cardiologie.

Nous ne pourrons jamais vanter assez la qualité exceptionnelle de ces soins. Merci!

Brian et moi!

Brian et moi!

Jennifer Zlepnig and Dr. Thierry Mesana

La valeur des soins : l’histoire de Jennifer

par Jennifer Zlepnig

Depuis ma naissance, je suis une patiente cardiaque du CHEO et de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa (ICUO), et j’ai toujours souhaité reprendre contact avec les personnes qui ont pris soin de moi au long des années ‒ en particulier le Dr Wilbert Keon, l’homme qui m’a sauvé la vie, et qui est devenu mon héros. J’ai toujours espéré avoir l’occasion de le rencontrer et de le remercier de m’avoir aidée à vivre ce que je considère comme une vie exceptionnelle. Je voulais également qu’il sache à quel point il m’a inspirée et a influencé mes décisions.

Je suis née avec une cardiopathie congénitale qui se caractérise par une origine anormale de l’artère coronaire gauche, qui naît de l’artère pulmonaire ‒ une maladie extrêmement rare à cette époque à ce qu’on me dit.

Jennifer Zlepnig

Jennifer et sa mère

Pendant des années, mes parents ont vécu avec la crainte que ma vie soit de courte durée. Heureusement, lorsque j’avais trois ans, le Dr Keon a accepté de m’opérer à cœur ouvert pour me donner une chance de survivre. D’après ce que je sais, c’était la première fois qu’il réalisait cette intervention chirurgicale. Même si l’opération s’est très bien déroulée, mon pronostic n’était pas clair, parce qu’il n’y avait pas d’autres « cas » comme le mien à cette époque. Les personnes comme moi avaient 1 chance sur 3 d’atteindre l’âge de 10 ans, et la majorité décédait avant 30 ans.

Jennifer at a young age

Jennifer à un jeune âge

Je suis donc particulièrement heureuse de préciser que j’ai célébré mes 31 ans récemment et que je suis assurément l’une des femmes les plus actives, énergiques et en santé à arpenter les couloirs de l’ICUO. Et grâce aux soins exceptionnels que j’ai reçus durant toute mon existence : j’ai une vie bien remplie, je fais des tas de choses que je croyais impossibles à une certaine époque. L’an dernier tout particulièrement, j’ai entrepris de réaliser mon rêve…

Après avoir travaillé pendant 4 ans comme a infirmière autorisée, j’ai été admise l’automne dernier à l’École de médecine de l’Université d’Ottawa dans la promotion de 2019. Plus jeune, je disais toujours que je deviendrais cardiologue, mais c’est seulement quand j’ai entrepris mes études en soins infirmiers que j’ai commencé à y songer sérieusement.

Durant mes stages, j’ai eu l’occasion de travailler comme infirmière dans diverses unités de l’ICUO. C’est vraiment à ce moment-là que j’ai compris à quel point je voulais devenir médecin, et me spécialiser en cardiologie. À titre d’étudiante en médecine, j’ai eu l’immense privilège de rencontrer le Dr Thierry Mesana, président-directeur général de l’ICUO. Je lui ai raconté mon histoire et il m’a parlé de son travail de chirurgien-cardiologue.

J’ai aussi beaucoup appris de brillants cardiologues, dont le Dr Christopher Glover, et j’ai assisté à des interventions visant à sauver des vies. Je réalise mon rêve et j’en suis immensément reconnaissante. Je me réjouis à l’idée de côtoyer une équipe médicale hors pair comme celle de l’ICUO pour en apprendre davantage au cours des années à venir, et j’espère sincèrement apporter ma contribution au domaine de la cardiologie.

Du fond du cœur, je tiens à exprimer ma profonde gratitude à mon héros, le Dr Keon; à mes extraordinaires cardiologue et infirmière en cardiologie, le Dr Luc Beauchesne et Joanne Morin; et à tout le personnel de l’ICUO qui œuvre sans relâche pour que des gens comme moi aient l’occasion de vivre pleinement et de réaliser leurs rêves!

Panzanella with Asparagus and Eggs

Panzanella avec asperges et œufs

Photo : Canadian Living
Recette adaptée de : Canadian Living

Dégustez les dernières asperges de saison grâce à ce repas de semaine facile à préparer. Du début à la fin, cette recette ne prend que 20 minutes à faire et est fraîche et délicieuse!

Ingrédients 

Salade :
• 4 œufs (dans leur coquille)
• 2 tranches (1/2 pouce/1 cm d’épais) de pain au levain
• 1 c. à thé (5 ml) d’huile d’olive extra-vierge
• 1 botte d’asperges (environ 450 g), parées
• 1 avocat, pelé, dénoyauté et coupé en tranches
• 1 tasse de tomates cerises coupées en deux
• 1/2 tasse de fines tranches d’oignon rouge

Vinaigrette Dijon :
• 2 c. à table (30 ml) d’huile d’olive extra-vierge
• 1 c. à table (15 ml) de vinaigre de vin rouge
• 1 c. à thé (5 ml) de moutarde de Dijon
• 1/4 c. à thé (1 ml) de sel tout comme de poivre

Préparation

1. Dans une casserole, placer les œufs et verser assez d’eau pour les couvrir d’au moins 1 pouce (2,5 cm); amener à ébullition. Réduire le feu; laisser bouillir doucement pendant 4 minutes. Retirer du feu et laisser reposer pendant 4 minutes. Égoutter les œufs et les passer sous l’eau froide pendant 2 minutes. Écaler les œufs et les couper en deux, sur la longueur. Conserver.
2. Badigeonner les deux côtés du pain avec de l’huile. Placer le pain et les asperges sur le gril huilé à feu moyen élevé; fermer le couvercle et faire griller, en les retournant une fois, jusqu’à ce que les asperges soient tendres et qu’elles aient de légères traces de gril, et que le pain ait des traces de gril, soit pendant environ 7 minutes. Laisser refroidir légèrement; couper le pain en cubes et les asperges en deux, sur la largeur.
3. Dans un grand bol, mélanger doucement le pain, les asperges, l’avocat, les tomates, l’oignon rouge et le basilic.

Vinaigrette Dijon : Pendant ce temps, dans un petit bol, fouetter l’huile, le vinaigre, la moutarde, le sel et le poivre.

Pour terminer : Remuer la salade afin de l’enduire de vinaigrette. Recouvrir la salade avec les œufs.