Votre corps le sait mieux que quiconque : écoutez votre cœur

L’entrepreneur d’Ottawa Doug Assaly ne semblait pas être un candidat potentiel pour les maladies cardiaques.

À titre de propriétaire de Honey Construction et de fondateur de The Fuel Bar, Doug croyait fermement aux vertus de la bonne alimentation et faisait tout pour rester en forme. De plus, c’était un kickboxeur compétitif.

Mais fin 2015, à l’âge de 54 ans, Doug a commencé à éprouver des douleurs thoraciques occasionnelles.

« Je ne les ressentais que lorsque je m’entraînais ou que je courais, mais j’étais en pleine forme, alors je pensais que le problème, c’était juste mes poumons, que je devais m’entraîner avec plus d’ardeur pour améliorer mon cardio. En fait, j’étais en train de frapper un mur. J’ai en quelque sorte ignoré le problème », dit-il.

Au cours d’une consultation médicale, Doug a décidé de mentionner ses douleurs en passant.

« Je lui en ai parlé à peu près au moment où je me dirigeais vers la porte. J’y avais à peine réfléchi, se souvient-il. Mais mon médecin les a prises au sérieux et a décidé de m’envoyer à l’Institut de cardiologie pour passer des tests. »

 

DIAGNOSTIC : BLOCAGE

Des tests préliminaires effectués à l’Institut de cardiologie ont déterminé que la fréquence cardiaque de Doug ne revenait pas correctement à la normale après l’exercice.

Puis, à l’aide de l’imagerie 3D, les médecins ont découvert des problèmes de circulation sanguine autour de son cœur.

Une angioplastie a donc été planifiée pour février 2016. Doug avait deux occlusions artérielles à 90 %, et son artère principale à était bloquée à 60 %.

« Même s’ils envisageaient d’utiliser des endoprothèses pour maintenir les artères ouvertes, indique Doug, ils se sont rendu compte que ce n’était pas l’intervention la plus appropriée dans mon cas. »

Doug a donc dû subir un triple pontage à cœur ouvert en mai 2016.

 

LE CHOC, PUIS L’ACCEPTATION

La première réaction de Doug lorsqu’il a appris qu’il avait besoin d’une intervention chirurgicale a été l’incrédulité.

« Je viens d’une famille dont les membres ont un taux de cholestérol élevé et souffrent de maladies cardiaques. L’un de mes frères a même été opéré pour cela. Mais je ne pensais vraiment pas être touché, explique-t-il. J’étais en très bonne forme physique, je mangeais des aliments sains, et j’étais capable de pratiquer des sports extrêmes. J’étais même le plus en forme de mes amis. Tout le monde a été stupéfait. »

Cependant, il a décidé d’accepter la situation. « Dans tout ce processus, ma principale crainte était de laisser mon fils de 10 ans derrière moi, dit-il. C’était ma plus grande peur, alors je l’ai minimisée devant lui. »

 

INFORMER LES PATIENTS

Doug a pris des médicaments pour ralentir son cœur et le maintenir temporairement en meilleure santé. Il a aussi participé à un atelier de deux heures pour se familiariser avec l’intervention et le processus de rétablissement.

Malgré la gravité de l’intervention à venir, Doug est resté calme. Il remercie le personnel de l’Institut de cardiologie de l’avoir tenu continuellement informé et de l’avoir renseigné.

« À l’Institut de cardiologie, il y a plein de gens très gentils, chaleureux et attentionnés qui m’ont tout expliqué, tout au long du processus, dit-il. Ils ne m’ont jamais laissé dans l’ignorance ou dans l’interrogative. Si j’avais une question, ils y répondaient. En fait, ils m’ont souvent répondu avant que j’aie vraiment eu l’occasion de poser une question! »

La veille de son opération, le Dr Fraser Rubens est allé le voir dans sa chambre d’hôpital.

« Mon médecin voulait s’assurer que j’allais bien, et sa pleine confiance m’a détendu jusqu’au moment où j’ai été transporté dans la salle d’opération le lendemain. »

 

UNE GUÉRISON RAPIDE

Cette communication continue entre les professionnels et le patient s’est poursuivie après l’opération de Doug.

« Les infirmières étaient extrêmement bien informées — en particulier après l’intervention, elles étaient fantastiques, elles me donnaient des explications et me disaient pourquoi elles posaient certains gestes. C’était vraiment réconfortant. »

Le lendemain de l’opération, Doug était debout et marchait.

Dix semaines plus tard, Doug a pu reprendre ses activités physiques. En l’espace de 14 semaines, il était « à peu près à plein régime, mais pas au niveau que j’aurais atteint si je n’avais pas subi d’intervention chirurgicale ».

En septembre 2016, Doug était même assez fort pour se rendre à Disney World avec son fils.

« Je n’avais pas récupéré à 100 %, mais j’étais assez en forme pour passer sept jours en Floride, me baigner dans les parcs aquatiques, monter dans les manèges et tout le reste », dit-il.

Aujourd’hui, Doug a repris le travail à plein temps, fait du kickboxing et s’entraîne avec des poids et haltères trois fois par semaine.

 

LEADERS AT HEART

Récemment, Doug s’est joint à Leaders at Heart 2020, un groupe de bénévoles communautaires ayant des liens personnels étroits avec l’Institut de cardiologie, qui travaillent ensemble pour développer le leadership bénévole et philanthropique et recueillir des fonds pour l’établissement.

« Ce groupe appuie l’expansion de l’Institut de cardiologie et l’achat de l’équipement nécessaire pour élargir sa gamme de services, explique Doug. Le personnel fait un excellent travail, mais s’il disposait des fonds nécessaires pour intervenir plus rapidement ou même mieux qu’à l’heure actuelle, ce serait merveilleux. »

Doug a fait un don personnel à l’Institut de cardiologie, et un autre don au nom de son entreprise.

 

ÉCOUTEZ LES SYMPTÔMES

Depuis son expérience cardiaque, Doug encourage les gens à porter attention aux signaux de leur corps.

« On dit que les maladies cardiaques sont des tueuses silencieuses, et c’est tellement vrai! Je ne ressentais de la douleur que lorsque je m’entraînais, mais je n’avais pas d’autres symptômes, dit Doug. Heureusement, j’ai cessé de m’entraîner, mais si je ne l’avais pas fait, j’aurais peut-être eu une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral. C’est la réalité : les maladies cardiaques ne se manifestent pas toujours de la même façon chez tout le monde. »

« Alors, si vous éprouvez des symptômes, prenez-les au sérieux et dites-le à votre médecin. Si vous avez des symptômes, quels qu’ils soient, mentionnez-les. Parce que si je n’avais pas parlé de ces douleurs à mon médecin en passant, qui sait où je serais aujourd’hui. »

Donner avec coeur

Marion Martell se passionne pour la santé, plus précisément, la santé cardiaque des femmes. Il ne fait aucun doute que cette passion a grandement contribute à son leadership et à son bénévolat au Centre canadien de santé cardiaque pour les femmes de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa.

C’est cette passion pour la santé cardiaque des femmes et pour le travail au Centre canadien de santé cardiaque  pour les femmes qui l’ont inspirée à planifier un don testamentaire.

En tant qu’ancienne infirmière, Marion comprend les répercussions que la santé peut avoir sur la vie d’une personne. « J’ai toujours su que je ferais quelque chose de lié à la santé à ma retraite », nous confie Marion. Marion est  déterminée à aider les femmes à mieux comprendre leur propre santé cardiaque et à promouvoir les occasions de former, de sensibiliser et d’aider les femmes dans notre collectivité.

La santé cardiaque a été très présente dans la vie de Marion, et ce, de plusieurs façons. Son père a eu une chirurgie valvulaire à l’Institut de cardiologie dans les années 1990, puis en 2008, elle est elle-même devenue une patiente à l’Institut de cardiologie. Marion avait eu un blocage cardiaque complet. On a dû l’opérer et lui implanter un stimulateur cardiaque permanent. Sa première expérience en tant que patiente lui a fait mieux comprendre  l’importance de la santé cardiaque.

Au fil des ans, Marion participait de plus en plus aux programmes liés à la santé cardiaque des femmes. Elle est devenue membre du Comité consultative de défense de la santé cardiaque des femmes et a contribué à la création du programme de soutien par les pairs Femmes@Coeur (lancé en 2015 pour les femmes atteintes d’une maladie du coeur et dirigé par des femmes atteintes d’une maladie du coeur, ce programme offre de l’information, de la formation et du soutien). Elle est ensuite devenue l’une des dirigeantes de ce programme et continue d’y travailler en tant que dirigeante et ambassadrice de programme.

Marion participe également à la collecte de fonds pour l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa. De 2009 à 2016, elle a coprésidé le Tournoi de golf « Robe rouge » Jeanne Fuller, qui appuie le Centre canadien de santé cardiaque pour les femmes et fait mieux connaître les maladies du coeur chez les femmes.

Le désir de Marion d’aider les femmes par le bénévolat et la défense de leurs intérêts l’a incitée à ne pas se limiter au bénévolat, mais à également donner ce qu’elle pouvait sur le plan financier.

Si la maladie du coeur a longtemps été considérée comme une « maladie d’homme », ce n’est plus le cas de nos jours. La maladie du coeur est l’une des principals causes de mortalité chez les Canadiennes. Bien que l’on effectue plus de travaux de recherche sur la santé cardiaque des femmes que jamais, il y a encore du travail à faire pour mieux comprendre la façon dont les maladies du coeur se manifestent chez les femmes.

« Il y a des lacunes dans la formation et la sensibilisation au sujet de la santé cardiaque des femmes », affirme Marion. « Lorsque j’ai décidé de planifier un don testamentaire, je l’ai fait pour aider à soutenir les nombreux programmes utiles et essentiels de l’Institut de cardiologie, y compris ceux offerts par le Centre canadien de santé cardiaque pour les femmes. »

Le don testamentaire de Marion lui donne la possibilité d’avoir une influence durable dans un domaine qui lui tient à coeur. « Je suis tout simplement heureuse d’apporter ma modeste contribution et de faire ce que je peux pour rappeler aux femmes que leur coeur me tient sincèrement à coeur », a-t-elle affirmé.

Un don testamentaire peut influencer la création de nouveaux programmes pour faire avancer les recherches d’aujourd’hui qui sont les traitements de demain.

Pour en savoir plus sur le Centre canadien de santé cardiaque pour les femmes, visitez le site https://cwhhc.ottawaheart.ca/fr.

Pour en savoir plus sur les dons testamentaires, communiquez avec notre équipe au 613-696-7252 ou à wjksociety@ottawaheart.ca.

UN COUPLE QUI A LA GÉNÉROSITÉ DANS LE SANG

Lorsque Paul et Marilyn Koch, un couple d’Ottawa, ont entrepris de réviser leurs testaments en 2014, ils ont décidé d’inclure l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa parmi leurs bénéficiaires. « Cet endroit m’a littéralement sauvé la vie », dit Paul, qui, avec son épouse, s’implique comme bénévole et donateur auprès de maintes causes et organisations.

 

La décision des Koch tire en grande partie ses  origines de ce jour de 2009 où leur vie a basculé à l’angle des rues Carling et Bronson.

 

Au retour d’un repas au restaurant pour célébrer leur anniversaire de mariage, Paul ressent un malaise qu’il attribue d’abord à des excès de table. Le lendemain matin par contre, les symptômes sont toujours là. Paul se met à chercher des réponses sur Internet. Il pense que sa hernie hiatale, dont les symptômes  s’apparentent à ceux d’une crise cardiaque, est peut-être en cause. Mais lorsqu’il commence à ressentir un picotement dans le bras, sa femme et lui comprennent rapidement que la crise cardiaque est imminente.

 

Ils auraient dû composer le 911; ils sautent plutôt dans la voiture. Marilyn est au volant. Ils partent de Hunt Club et se dirigent vers le Civic. Au coin de Bronson et Carling, par contre, Paul se met à ressentir d’intenses douleurs à la poitrine. Dès qu’ils arrivent à l’hôpital, il se précipite hors de la voiture et court à   l’urgence où il s’écrie : « Je pense que je fais une crise cardiaque! »

 

En quelques minutes, on l’amène à l’Institut de cardiologie. À peine une heure plus tard, il est déjà sur la table d’opération. Son artère interventriculaire intérieure est complètement bouchée. On lui installe une endoprothèse, puis il passe quatre jours à l’Institut de cardiologie pour reprendre des forces. « Deux semaines plus tard, je faisais un 18 trous de golf en marchant », dit aujourd’hui Paul pour témoigner de la qualité des soins reçus.

 

La vie de Paul et Marilyn Koch est, sous bien des angles, une vie passée au service de la communauté. Mari et femme sont depuis toujours des champions du bénévolat et de la collecte de fonds. Aujourd’hui r retraités, ils continuent d’appuyer chaque année une vingtaine d’organismes d’ici et d’ailleurs.

 

Inspiré par son père, qui a été président du conseil d’urbanisme de la Ville de Guelph dans les années 1940, Paul, qui a grandi à Guelph, fait du bénévolat depuis qu’il est tout jeune. « Mon père était très

engagé socialement. Il m’a toujours encouragé à travailler au service de ma communauté, c’est-à-dire

à donner mon temps comme bénévole et à être aussi généreux que possible sur le plan philanthropique. »

 

Au fil du temps et des déplacements, Paul, qui détient un diplôme d’ingénieur de l’Université de Waterloo, a travaillé comme bénévole auprès de maints organismes de Burlington, de Sarnia, de North York et, enfin, d’Ottawa, où il s’est établi de façon permanente avec Marilyn dans les années 1980 après avoir été transféré dans cette ville par IBM, son employeur.

 

Paul avait l’habitude, pendant ses années à IBM, d’appeler ses collègues pour leur demander de donner à diverses causes. « Souvent, quand j’appelais, la personne me demandait : “À qui tu veux que je donne de l’argent cette fois-ci?” », se rappelle-t-il en riant.

 

Nombreux sont les organismes d’Ottawa qui ont bénéficié des efforts de Paul, dont l’Orchestre symphonique d’Ottawa, la Fondation de l’hôpital Riverside (aujourd’hui la Fondation OutCare), EnviroCentre, le Comité consultatif  de la Ville d’Ottawa sur l’environnement, l’Ottawa Sustainability Fund de la Fondation communautaire d’Ottawa et, tout récemment, l’Omnium féminin Canadien   Pacifique de la LPGA, dont il préside le comité écologique.

 

Paul et Marilyn profitent de leur retraite pour voyager et jouer au golf, mais sont loin d’avoir renoncé à leurs activités bénévoles. « Le bénévolat, c’est une façon de nous tenir occupés et de nous donner l’impression d’être utiles », dit Paul. Le sourire aux lèvres, il ajoute : « On ne sait plus où on prenait le temps d’aller travailler! »

 

Les Koch avaient déjà donné à l’Institut de cardiologie avant la crise cardiaque de Paul en 2009, mais chaque année depuis, ils font un don annuel qu’IBM bonifie de 50 % par l’entremise d’un programme de dons proportionnels pour les retraités. Alors, quand les Koch ont entrepris de rouvrir leurs testaments en 2014, il leur semblait naturel d’y inclure un don à l’Institut de cardiologie pour soutenir les priorités à long terme de l’établissement. « L’Institut de cardiologie fait tellement du bon travail, nous allons aussi

poursuivre nos dons annuels », dit Paul.

 

« Je dois beaucoup à l’Institut de cardiologie, poursuit-il. Nous avons été si chanceux, et comme

nous n’en sommes pas encore à manger les pissenlits par la racine… » Les Koch ont toujours été au service des autres. Leur héritage le sera aussi, ce dont l’Institut de cardiologie leur sera éternellement reconnaissant.

 

En faisant un don planifié à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa, vous deviendrez membre de la Société héritage Wilbert J. Keon et contribuerez à financer durablement les soins que nous offrons, nos travaux de recherche, le Centre canadien de santé cardiaque pour les femmes et les autres  initiatives prioritaires de l’Institut. Votre don contribuera à sauver et à améliorer de nombreuses vies, en plus de vous permettre de laisser un héritage durable dont vous pourrez être fier. Pour en savoir plus, nous vous invitons à communiquer avec notre équipe au 613-696-7251 ou à wjklegacysociety@ottawaheart.ca.

Voeux des Fêtes

Notre communauté est toujours généreuse envers l’Institut de cardiologie. En cette période des Fêtes, cette générosité s’est manifestée par des mots d’encouragement aux patients et des témoignages de gratitude aux membres du personnel grâce au programme de messages des Fêtes annoncé par la Fondation en novembre. Voici quelques-uns des meilleurs voeux reçus par nos patients et les membres de notre personnel.

 

Une histoire de fougue, de compassion et de cœur

Originaire de Terre-Neuve, Donna Connolly est à l’image de sa province natale : solide comme le roc. Mais malgré tout sa fougue, Donna a eu besoin d’être soignée à l’Institut de cardiologie. C’est pourquoi elle et son conjoint Greg encouragent la population à utiliser les services de l’Institut et à l’appuyer financièrement.

Un beau samedi soir, Donna et son conjoint regardaient Mantracker, l’émission préférée de Greg. À la blague, Greg a fait remarquer à Donna que comme elle l’obligeait à regarder ses téléromans à l’eau de rose, elle pouvait bien regarder Mantracker avec lui. Le couple a ri, et Greg s’est tourné vers le téléviseur. Puis soudain, il a entendu un cri étouffé, semblable à celui d’un phoque. Il s’est tourné vers sa conjointe. « Quand je l’ai vue, j’étais certain qu’elle venait de mourir », raconte-t-il.

« J’ai senti mon cœur s’arrêter, puis tout a ralenti dans mon corps. Je me souviens d’être tombée, puis plus rien. Quand j’ai repris connaissance, j’étais étendue sur une civière dans l’ambulance », confie-t-elle. « Puis j’ai entendu la voix de Greg. » Douze ans plus tôt, Donna s’était fait implanter un stimulateur et un défibrillateur cardiaque à titre préventif. « Si je ne les avais pas eus ce soir-là, je serais probablement décédée », ajoute-t-elle.

Donna et Greg se sont rendus à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa afin que Donna puisse bénéficier d’une greffe cardiaque. Après des années d’insuffisance cardiaque, de fractures subies lors d’évanouissements, d’essoufflement et de toux persistante, le cœur de Donna ne fonctionnait plus qu’à 18 % de ses capacités lorsque son médecin terre-neuvien lui a annoncé de bien mauvaises nouvelles. Donna se souvient qu’il lui a dit : « Ma chère, l’heure est grave. Ça m’attriste beaucoup de vous le dire, mais je pense qu’il vous reste moins d’un an à vivre. » Le médecin lui a ensuite signalé qu’elle avait besoin d’une transplantation cardiaque.

Trois semaines plus tard, Greg et Donna avaient déjà trouvé un logement temporaire à Ottawa et rencontré les Drs Davies et Yip pour une évaluation complète. Le cœur de Donna ne fonctionnait plus qu’à 9 % de ses capacités. Elle a été inscrite sur la liste des patients en attente d’une transplantation. « Je ne pouvais pas m’empêcher de penser qu’elle ne rentrerait peut-être pas à la maison avec moi », confie Greg.

Durant l’attente d’un cœur compatible avec son gabarit et son groupe sanguin, Donna a continué de souffrir d’évanouissements. Un soir, elle a chuté. « En m’affaissant sur ma jambe, j’ai fracturé mon tibia et mon péroné au niveau de la cheville », souligne-t-elle. Elle a été transférée à l’urgence, mais on lui a indiqué qu’il était impossible de l’opérer puisque son cœur était trop faible. On a plâtré sa jambe et sa convalescence a duré plus de deux mois, au cours desquels Donna ne pouvait ni s’assoir ni mettre du poids sur sa jambe. À cause de son plâtre, son nom a été retiré de la liste de transplantation, et Donna a commencé à se demander si elle s’en sortirait. Heureusement, grâce au soutien régulier de Jackie Grenon et du personnel de l’Institut, elle a rapidement retrouvé espoir. On lui a retiré son plâtre et on a remis son nom sur la liste d’attente de transplantation.

Une semaine plus tard, on l’a appelée. « J’étais assise quand le téléphone a sonné. C’était l’infirmière praticienne. Elle m’a dit : ‘‘On a un cœur pour vous, pouvez-vous venir?’’ J’étais là 15 minutes plus tard. Il fallait d’abord que je me lave les cheveux ─ pas question de sortir sans les laver! » La résilience de Donna n’a d’égal que sa joie de vivre et son amour pour son conjoint Greg. Les Connolly incarnent parfaitement les qualités qu’on attend d’un couple terre-neuvien : ils sont amicaux, terre-à-terre et humbles.

Après un long délai ─ la famille du donneur n’était pas prête à faire ses adieux au défunt ─ les chirurgiens ont récupéré le cœur et l’heure de l’opération est venue. Toute la nervosité de Donna s’est dissipée lorsqu’elle a rencontré l’anesthésiste responsable de la préparer : les nombreuses blagues du Dr Sohmer au sujet de Terre-Neuve l’ont immédiatement détendue. Preuve de cette belle complicité, Donna s’est mérité le surnom de « Madonna la Terre-Neuvienne ». Elle a promis de donner une bouteille de Screech au Dr Sohmer et à son chirurgien, le Dr Boodwhani, après son opération.

À son arrivée au bloc opératoire, le cœur de Donna ne fonctionnait plus qu’à 7 % de ses capacités et on ne lui donnait que deux heures à vivre. « Les membres de l’équipe m’ont dit qu’ils n’avaient jamais vu un cœur en si piteux état, et qu’ils craignaient qu’il s’arrête de battre », raconte Donna.

Avant l’opération, Donna a commencé à souffrir d’insuffisance rénale et à sentir que son cœur défaillait. « Mon cœur battait tellement fort qu’il était trois fois plus gros que d’habitude. La partie droite de mon cœur faisait tout le travail », souligne Donna.

Même si elle éprouvait des symptômes d’insuffisance cardiaque depuis plus de 19 ans, Donna n’a sollicité les services de l’Institut que lorsque la situation s’est avérée urgente. Son conjoint et elle reconnaissent qu’ils auraient dû agir plus tôt. « Les gens doivent savoir qu’ils ont accès à ces services. Il faut qu’ils demandent à leur médecin s’ils peuvent être soignés à l’Institut de cardiologie. Il ne faut pas avoir peur de poser des questions », précise Greg. « Si on a mal, il ne faut pas avoir peur de se plaindre. Je n’ai pas su me plaindre, parce que je n’ai jamais été plaignarde », confesse Donna.

S’ils ne s’entendent pas sur leurs préférences télévisuelles, Donna et Greg s’entendent toutefois pour dire que l’Institut a eu une incidence très positive sur leurs vies : « Les employés ont été formidables, ils nous ont accompagnés tout au long du processus, c’était impressionnant », dit Greg.

« Mon doux, j’ai été traitée aux petits oignons, ajoute Donna. Du moment de mon arrivée au moment de mon départ, j’ai eu droit à un service hors pair, c’était incroyable. »

« Je n’ai jamais vu des soins aussi complets ailleurs, confie Donna. Si je gagnais à la loterie, je leur donnerais la moitié du gros lot, parce qu’ils le méritent pleinement. » Greg ajoute qu’ils ne se sont jamais sentis traités comme des numéros, et que le personnel était totalement à leur écoute. Il a d’ailleurs été très impressionné lorsque le chirurgien de Donna, le Dr Boodwhani, lui a téléphoné après l’opération : « Il ne m’a pas simplement dit que l’opération avait fonctionné; il a vraiment pris le temps de discuter avec moi. »

Et selon le couple, l’excellence du service ne s’est pas limitée aux médecins. « Les infirmières travaillent avec beaucoup de compassion ─ et d’attention. Elles ne se contentent pas de simplement faire leur travail », souligne Greg. « Ce sont des anges », renchérit Donna. « Je n’en reviens pas à quel point elles ont été gentilles, ajoute Greg. Elles ont non seulement pris soin de Donna, mais aussi de moi. Elles ne m’ont pas oublié. »

« Vraiment, je leur lève mon chapeau. Je suis infiniment reconnaissant envers tout le personnel, y compris la concierge », souligne Greg. De leur propre aveu, Donna et Greg sont à court de mots pour exprimer toute leur gratitude envers l’Institut de cardiologie. « Je ne pourrai jamais assez les remercier pour tout ce qu’ils ont fait pour moi », renchérit Donna.

« Ils m’ont donné la vie en cadeau. »

« Ils nous ont donné la vie en cadeau », précise Greg.

En plus de remercier les médecins, les infirmières et l’ensemble du personnel de l’Institut, le couple est aussi très reconnaissant envers la personne qui a donné son cœur à Donna : « Que Dieu bénisse cette personne, elle m’a donné une deuxième vie, et je prie pour son âme chaque soir. » Donna estime que c’est sa foi, sa fougue et sa relation avec son conjoint qui l’ont aidé à surmonter cette épreuve. « Je remercie Dieu de m’avoir donné ma foi et ma force intérieure, dit-elle. Durant toute cette épreuve, j’ai toujours su que j’allais m’en sortir. »

Donna conseille aux personnes qui traversent une expérience semblable de rester positives : « Ne perdez pas espoir, parce que sans espoir, tout est fini. Battez-vous jusqu’au bout. J’ai survécu grâce à ma foi, à ma détermination et à mon amoureux ─ il m’a accompagné tout au long du processus. Je n’aurais pas pu avoir un meilleur partenaire pour traverser cette épreuve. »

Urgents besoins en équipement : la communauté entend l’appel de l’Institut

Le 15 janvier 2015 a eu lieu la première pelletée de terre du plus grand projet d’agrandissement de l’histoire de l’Institut de cardiologie. Deux ans et demi plus tard, la charpente, les murs et les fenêtres du nouvel édifice sont en place, ce qui signifie que l’Institut pourra bientôt profiter de 145 000 pieds carrés d’espace additionnel. D’ici au grand déménagement en avril 2018, la communauté met les bouchées doubles pour équiper les nouveaux locaux des appareils dont le personnel soignant aura besoin pour continuer de sauver des vies.

Les dons par téléphone, par la poste et en ligne se poursuivent, prouvant la vigueur de l’esprit philanthropique à Ottawa et dans la région. Lorsque les gens entendent parler des besoins en équipement de l’Institut, ils réagissent avec la générosité et le grand cœur typiques des gens d’ici.

Un homme en particulier, Jack Keyes, s’est démarqué par son souci de procurer aux médecins et aux infirmières de l’Institut l’équipement nécessaire pour traiter des milliers de patients chaque année. Jack, un résident de longue date de Gananoque, connaît l’Institut depuis que son frère Richard s’y est fait traiter. Reconnaissant pour les soins qu’a reçus Richard et touché par ce qu’il a vu à l’Institut, Jack a décidé qu’il achèterait un nouvel appareil par année pour l’établissement.

Uniquement en 2016-2017, l’Institut de cardiologie a reçu plus de 220 000 visites de patients. Jack sait à quel point les patients bénéficient de l’équipement et à quel point il est crucial d’équiper la nouvelle tour vouée aux soins cliniques. Cette année, il a fait un don incroyable de 100 000 $ pour acheter un appareil cœur-poumon portatif à l’Institut. Ces appareils essentiels au travail de l’établissement permettent de surveiller d’importants paramètres sanguins, dont la saturation en oxygène et le taux d’hémoglobine ainsi que la température du sang veineux et du sang artériel. Ces machines sont en quelque sorte les anges gardiens qui veillent sur les patients. Lorsqu’on demande à Jack ce qu’il cherche à accomplir par tant de générosité, il répond : « Je veux avant tout m’assurer que le nouvel édifice ait l’équipement nécessaire pour sauver le plus de vies possible. J’aimerais aussi que mes dons inspirent d’autres personnes à redonner à l’Institut. »

La fin des travaux approche, mais ce n’est pas la ligne d’arrivée. En fait, le vrai travail commencera après l’inauguration. Grâce à des donateurs comme Jack, l’Institut de cardiologie est sur la voie de la réussite. Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour préparer l’ouverture de ce nouveau chapitre de notre histoire.

À quelques mois de l’inauguration, il y a beaucoup de fébrilité dans l’air, tant au sein du personnel que de la population. Devant des visionnaires aux dons transformateurs comme Jack, nous savons que nous pouvons compter sur l’appui solide de notre communauté.

« On gagne sa vie avec ce qui rapporte, mais on façonne sa vie par ce qu’on donne. »

– Winston Churchill